Florence Launay: qui suis-je?


Je suis née à Montpellier en 1956 dans une famille d'enseignants mélomanes. J'ai d'abord poursuivi des études de musique et de musicologie de 1973 à 1977 au Conservatoire de Toulouse et à l'Université du Mirail, puis à l'Université de Strasbourg. J'ai aussi pris des cours de chant en privé. Je suis entrée en 1978 à l'Opera School du Royal College of Music de Londres et j'ai débuté en 1980 une carrière d'artiste lyrique. Je suis revenue parallèlement à la musicologie en 1992 à l'Université de la Sorbonne avec un mémoire de maîtrise consacré à une compositrice anglo-américaine, Clara Rogers et ses Browning songs (1993), inaugurant ainsi mes recherches sur les musiciennes. Constatant à l'issue de cette recherche que les compositrices françaises du XIXe siècle étaient quasi-totalement négligées par la musicologie, j'ai consacré les années suivantes à l'exploration d'un corpus qui s'est révélé extrêmement riche. J'ai soutenu en 2004 à l'Université de Rennes 2, sous la direction de Marie-Claire Mussat, ma thèse Les Compositrices françaises de 1789 à 1914. Les Éditions Fayard ont publié en 2006 une version remaniée de ma thèse, sous le titre Les Compositrices en France au XIXe siècle. Mon ouvrage, unanimement salué par la critique, m'a établie comme spécialiste des musiciennes : je suis régulièrement invitée à des colloques et des journées d'étude en France et à l'étranger, et j'ai publié une trentaine d'articles sur des compositrices, sur l'accès des femmes aux professions musicales et sur les questions de genre en musique dans des revues et des ouvrages collectifs parus en France, en Allemagne et aux USA. J'ai co-fondé en 2010 le Cercle de Recherche Interdisciplinaire sur les Musiciennes (CReIM), qui a été le premier groupe de recherches de ce type en France.


Bibliographie

 

Les Compositrices en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, 2006

 

Cet ouvrage est le premier à offrir un panorama de la création musicale par les femmes en France de la Révolution française à la Première Guerre mondiale, le « long XIXe siècle ». Il s’appuie sur quelques travaux pionniers, mais exploite surtout un grand nombre de sources qui n’avaient pas été jusqu’à présent explorées sous cet angle.

Il se penche en détail sur les productions, examine les conditions d’accès des femmes à un enseignement musical de qualité malgré les résistances de la société d’alors, et explore ce que pouvait représenter au XIXe siècle un statut de compositrice professionnelle.


 

Chapitres d'ouvrages collectifs, articles de revues académiques et actes de colloques

 

« The Vocal Music of Louise Far­renc », Louise Far­renc und die Klassik-Rezeption in Fran­kreich, sous la direction de Rebecca Grotjahn et Christin Heitmann, Olden­burg, BIS-Verlag, 2006, p. 153-163.

 

« Car­rières de com­po­si­trices au tour­nant du siècle : l’exception Lili Bou­lan­ger », Nadia Bou­lan­ger et Lili Bou­lan­ger, témoi­gnages et études, sous la direction d'Alexandra Laederich, Lyon, Symé­trie, 2007, p. 289-297.

 

« Les musi­ciennes : de la pion­nière adu­lée à la concur­rente redou­tée, bref his­to­rique d’une longue pro­fes­sion­na­li­sa­tion », Tra­vail, genre et socié­tés, CNRS – MAGE, n° 19, avril 2008, p. 41-63. Cet article est disponible en ligne: https://www.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2008-1-page-41.htm

 

« Loïsa Puget et George Sand, une ami­tié de jeu­nesse », L’Ull Cri­tic, Éditions de l’Université de Lleida, Cata­logne, n° 13–14, 2009, p. 333-342.

 

« L’Éducation musi­cale des femmes au XIXe siècle en France : Entre art d’agrément, accès offi­ciel à un ensei­gne­ment supé­rieur et pro­fes­sion­na­li­sa­tion », Genre et éduca­tion, Mont-Saint-Aignan, PURH, 2009, p. 203-210.

 

« Blanche Selva, com­po­si­trice », Blanche Selva, nais­sance d’un piano moderne, sous la direction de Jean-Marc Warszawski, Lyon, Symé­trie, 2010, p. 201-217.

 

« Musi­ke­rin­nen in Fran­kreich. Kurze ges­chichte einer lan­gen Pro­fes­sio­na­li­sie­rung », Musik und Eman­zi­pa­tion, sous la direction de Marion Gerards et Rebecca Grotjahn, Olden­burg, BIS-Verlag, 2010, p. 219-228.

 

« Cécile Cha­mi­nade et sa sym­pho­nie dra­ma­tique Les Ama­zones (1884) », Le Maga­sin du XIXe siècle, n° 1, 2011, p. 80-85.

 

« Le Maître and the "Strange Woman," Marie Jaëll: Two-Virtuoso-Composers in Resonance », en collaboration avec Jann Pasler, Camille Saint-Saëns and his world, sous la direction de Jann Pasler, Princeton, Princeton University Press, 2012, p. 85-101.

 

« Les alliés des com­po­si­trices fran­çaises du XIXe siècle », L’Engagement des hommes pour l’égalité des sexes (XIVe-XXIe siècle), sous la direction de Florence Rochefort et Éliane Viennot, Saint-Étienne, PUSE, 2013, p. 59-71.

 

« Compositrices et mariées au XIXe siècle : quatre itinéraires positifs », Musiciennes en duo, sous la direction de Caroline Giron-Panel, Sylvie Granger, Raphaëlle Legrand et Bertrand Porot, Rennes, PUR, 2015, p. 191-204.

 

« Pauline Viardot, compositrice », Pauline Viardot - Cent après, Cahiers Ivan Tourguéniev, Pauline Viardot, Maria Malibran, n° 4, 2010 [2016], p. 13-21 - republié in Pauline Viardot - Cent après, sous la direction d'Alexandre Zviguilsky, Paris, L'Harmattan, 2018.

 

« Musicologie », La Différence des sexes, sous la direction de Nicolas Mathevon et Éliane Viennot, Paris, Belin, 2017, p. 189-210.

 

« L'Occultation des compositrices dans l'histoire de la musique », Compositrices - L'Égalité en actes, sous la direction de Laure Marcel-Berlioz, Omer Corlaix et Bastien Gallet, Paris, Centre de Documentation de la Musique Contemporaine/Éditions MF, 2019, p. 37-51.

 

« "Femmes compositeurs", "compositeurs femmes", "compositeurs féminins" : les compositrices de musique vues par la presse francophone du XIXe siècle », La musique a-t-elle un genre ?, sous la direction de Mélanie Traversier et Alban Ramaud, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2019, p. 225-235.

 

« Mel Bonis – Un entretien imaginaire », Mel Bonis (1858-1937) - Parcours d’une compositrice de la Belle Époque, sous la direction d’Étienne Jardin, Arles, Actes Sud, 2020, p. 93-121.

« Blanche Selva compositrice, de Rosaire (1906) aux Deu Cançons Originals (1935) », Étudier, enseigner et composer à la Schola Cantorum (1896-1960), sous la direction de Sylvie Douche et Cédric Segond-Genovesi, Château-Gonthier, Aedam Musicae, 2022.


À paraître :

« Thérèse Marix-Spire (1898-1987) : de George Sand à Pauline Viardot, itinéraire d’une dix-neuviémiste », Actes du colloque Femmes musicologues francophones, Paris, 2018.

« Sophie Gail, itinéraire d'un succès, 1813-1818 » et « L'énigmatique Mlle Le Sénéchal de Kercado », Actes des colloques Les femmes de l'Opéra-Comique, Paris, 2019 et 2020.

« "She is the first, she is the only one of her sex who has vanquished on the operatic stage" -The career of Sophie Gail (1775-1819) at the Théâtre de l’Opéra-Comique, 1813-1818 », Actes du colloque "Women are not born to compose": Female Musical Works from 1750 to 1950, Lucca, 2020.

 

 

Articles de dictionnaire

 

« Domange, Méla­nie (Hélène), geb. Bonis, gen. Mel Bonis », Die Musik in Ges­chichte und Gegen­wart, Kas­sel, Bären­rei­ter, 2001, Band 5, p. 1220-1222.

 

Articles sur Lili Boulanger, Nadia Boulanger, Cécile Chaminade, Sophie Gail, Clémence de Grandval, Armande de Polignac, Henriette Renié et Blanche Selva, Le Dictionnaire universel des créatrices, sous la direction de Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber, Paris, des femmes, 2013.

 

« Sophie Gail », Dictionnaire des femmes des Lumières, sous la direction de Huguette Krief et Valérie André, Paris, Honoré Champion, 2015.

 

 

Articles de vulgarisation

 

« Mel Bonis », Annä­he­rung XII — an sie­ben Kom­po­nis­tin­nen, sous la direction de Clara Mayer, Kas­sel, Furore Ver­lag, 2001, p. 58-77.

 

« „… wie ein großer Stern, um den glän­zende Satel­li­ten wir­bel­ten…“ – Eine Vors­tel­lung der franzö­si­schen Kom­po­nis­tin Sophie Gail (1775–1819) », Viva­Voce, No. 61, Som­mer 2002, p. 2-7.

 

« Sur les traces d'Armande de Polignac », ClingKlong, FrauenMusikForum Schweiz, n° 49, Winter 2003, p. 23-25.

 

« Sophie Gail », « Loïsa Puget », « Clémence de Grandval », Le Pari des compositrices, Paris, Association Femmes et Musique, 2006, s.p.

 

« Armande de Poli­gnac », Com­po­si­trices fran­çaises au XXe siècle, Asso­cia­tion Femmes et Musique, Dela­tour, 2007, p. 177-189.

 

« Le Fonds musi­cal Poli­gnac, témoi­gnage d’un mécé­nat exem­plaire », 303, arts, recherches, créa­tions, n° 94, 2007, p. 58-65.

 

« Les musi­ciennes: de la pion­nière adu­lée à la concur­rente redou­tée, bref his­to­rique d’une longue pro­fes­sion­na­li­sa­tion » (version réduite de l'article publié par Travail, genre et sociétés), tonspur, #59/59, Winter 2008-2009, p. 36-43.

 

« Henriette Renié, französische Harfenistin und Komponistin », Mitteilungsheft Verband der Harfenisten Deutschlands, Nr. 92, Sommer 2011, p. 32-42.

 

« Marie Jaëll et les autres compositrices de la fin du XIXe siècle/Marie Jaëll and the other French women composers from the end of the 19th century », Marie Jaëll (1846-1925) - Musique symphonique, Musique pour piano, sous la direction d'Alexandre Dratwicki, Venezia, Palazetto Bru Zane, 2015, p. 50-56 et p. 101-107.


« Blanche Selva compositrice », Les Cahiers Blanche Selva, n° 7, Association Blanche Selva, 2019.